Le magazine n°98

Édito 2 / L’Assemblée départementale vient d’adopter le budget 2026, quels en sont les grands axes ? C’est un budget de 1,25 milliard d’euros pour agir au plus près des priorités et des préoccupations des Charentais-Maritimes : la santé, l’éducation, la sécurité, l’environnement, les routes. Avec une attention toute particulière pour la jeunesse et le grand âge. 40 % des Charentais-Maritimes auront plus de 60 ans en 2040, c’est-à-dire demain… Cela nous demande d’ores et déjà d’être performants sur les prises en charge et innovants sur ce que nous pouvons proposer pour qu’il fasse bon vieillir en CharenteMaritime. Le dossier consacré à l’autonomie dans ce numéro le montre très bien : le Département, avec toutes les actions qu’il mène au quotidien, est un acteur incontournable du bien-être des seniors. Comment vont se traduire vos engagements durant l’année 2026 ? Il y a d’abord la poursuite de projets phares du mandat comme le contournement de Marans, la sauvegarde du fort Boyard et la construction de Centres d’Incendie et de Secours à Lagord- La Rochelle, Saint-Pierre-d’Oléron et Jonzac. Ensuite, nous allons mettre le paquet sur la sécurité routière, avec 47,2 M€ pour les routes et ouvrages d’art, afin de moderniser notre réseau routier. Le contournement de Cozes sera achevé, tout comme la 1re phase des travaux de l’entrée d’agglomération de Royan. Nos ponts, notamment ceux du Brault, de Cabariot, et nos viaducs, feront l’objet d’un contrôle renforcé. Enfin, qui dit transport en Charente-Maritime dit mobilités vertes : nous avancerons à grand pas sur la mise en service d’itinéraires expérimentaux, comme celui de Courçon - Ferrières et sur la réalisation d’ouvrages de franchissement dans le cadre de notre programme Véloroutes Voies Vertes. C’est un recentrage sur les fondamentaux du Département, est-ce volontaire ? Oui tout à fait. Les Départements de France doivent faire face à une situation difficile. C’est le cas d’ailleurs pour toutes les collectivités. Il y a la dette de l’État à rembourser, l’instabilité politique avec les extrêmes en embuscade, une marche du monde explosive, une situation sociale qui se détériore. Et au milieu, il y a nous, le Département, que l’État ponctionne de plus en plus. En 10 ans, nous avons connu, en Charente-Maritime, une hausse des dépenses sociales de 100 M€, imposée par l’État sans compensation totale de sa part ! Dans le même temps, notre ressource principale, les DMTO*, a chuté d’au moins 80 M€ entre 2022 et 2024. Or, faire plus avec moins, c’est compliqué. Il faut donc sans cesse se réinventer, prioriser, avec toujours en tête que là où on nous attend, c’est là où nous sommes le plus indispensables : enfance, handicap, action sociale, logement. D’où l’intérêt d’avoir des finances saines et solides. C’est ce qui fait la différence et nous évite les situations de quasi-faillite que connaissent malheureusement d’autres Départements. Pour moi, cela se résume à deux chiffres : notre taux d’épargne brute et notre délai de désendettement. Or ces chiffres sont satisfaisants. Pour le moment, nous tenons le choc car nous sommes prévoyants. Grâce à cette bonne gestion, nous allons investir 175 M€ dans les territoires et dans l'économie locale en 2026, soit plus de 34 M€ par rapport à 2025. Un budget de priorités, avec une attention toute particulière pour la jeunesse et le grand âge © M. Chaigneau * Droits de Mutation à Titre Onéreux C’est un budget de 1,25 milliard d’euros pour agir au plus près des priorités et des préoccupations des CharentaisMaritimes

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